La semaine dernière, les Canadiennes et les Canadiens de tout le pays ont appris que le premier ministre Mark Carney a quitté la table des négociations sur un éventuel accord commercial avec les États-Unis après que l’administration de Donald Trump a fait des propositions extravagantes qui auraient gravement menacé la souveraineté canadienne.
Les exigences de l’administration Trump étaient révoltantes pour l’ensemble de la population canadienne, à commencer par celle qui touchait la langue. L’attaque contre la langue française et la culture québécoise est méprisable et répugnante. Le français est une langue officielle du Canada et la première langue au Québec. Cela n’est pas, et ne sera jamais, un sujet de négociation. Pour cette seule raison, je suis heureuse que le Canada ait quitté les négociations.
En tant que membres d’un syndicat, nous savons ce qu’est une négociation de mauvaise foi. Dans ces situations, lorsqu’il devient évident qu’un accord équitable n’est pas possible, la seule chose à faire est de quitter la table de négociation. Notre syndicat le sait mieux que quiconque. Notre syndicat distinctement canadien a été formé parce que nous avons nous aussi tourné le dos à un mauvais accord proposé par les Américains, et nous avons prospéré depuis!
Malheureusement, nous savons que les menaces de tarifs douaniers de Trump auront des répercussions très négatives sur les travailleuses et travailleurs du Canada. Ces tarifs pourraient même être dévastateurs pour certains. Notre syndicat national travaillera avec les sections locales du COPE à travers le pays pour offrir du soutien, à nos membres qui subissent de plein fouet l’impact des tarifs douaniers de Trump.
Nous appuierons nos sections locales et nos conseils lorsqu’ils s’adresseront aux gouvernements de tous les niveaux pour s’assurer que leur réponse aux tarifs de Trump mette l’accent sur le soutien aux travailleurs, la protection des emplois canadiens, le renforcement de nos infrastructures publiques et la défense de notre souveraineté nationale et provinciale.
Les membres du COPE d’un bout à l’autre du pays peuvent également jouer un rôle actif pour soutenir les travailleuses et travailleurs canadiens et renforcer les industries de chez-nous face aux menaces américaines en demeurant proche de nos valeurs. Acheter canadien et Acheter des produits et services faits par des syndiqués canadiens ne sont pas de simples slogans. Cela devrait être un mode de vie à partir de maintenant.
Pour trouver une liste de produits et services fabriqués par des syndiqués canadiens, visitez le site Web du Congrès du travail du Canada.
En travaillant ensemble, nous sortirons plus forts que jamais. Nous l’avons déjà fait. Nous le ferons à nouveau.
En toute solidarité,
Annette Toth
Présidente