Première conférence nationale mi-mandat du COPE SEPB

Le 3 et 4 février dernier se tenait à Ottawa en Ontario la première
conférence nationale mi-mandat du COPE SEPB rassemblant quelque 200
délégués, invités et conseillers.

La question des femmes en politique et le recrutement syndical
figuraient au programme de la conférence. Parmi nos conférenciers
invités, on reconnaissait le secrétaire-trésorier du Congrès du
travail du Canada et grand ami du COPE SEPB Hassan Yussuff, Peggy
Nash, députée néo-démocrate et candidate à la chefferie du NPD et
Sylvain Schetagne, économiste principal au CTC.

Hassan a pris d’abord la parole pour expliquer aux participants de
la conférence les dangers que représentent le gouvernement Harper
et son programme de droite, funeste et rétrograde pour les
syndicats, leurs membres et pour toutes les travailleuses et
travailleurs canadiens.

Il a aussi abordé la question de la retraite,
de la campagne actuelle du CTC et des
efforts de lobbying qui sont déployés pour bonifier la retraite
publique pour permettre aux travailleurs canadiens de vivre
décemment à l’âge de la retraite. Il a rappelé à l’assemblée qu’au
lieu d’améliorer la retraite, le premier ministre Harper a plutôt
choisi tout récemment de parler d’augmenter l’âge de la retraite à
67 ans, ce qui fragilise la retraite pour les Canadiens.

Peggy Nash, députée du NPD et candidate à la chefferie était la
conférencière suivante. Elle s’est adressée à nos délégués depuis
Vancouver via Skype pour discuter de la question des femmes – ou
plutôt de l’absence de celles-ci – en politique. Forte de sa longue
expérience de militante et d’employée du Syndicat canadien des
travailleurs de l’automobile (TCA), la consoeur Nash a fait état de
sa propre expérience et des efforts qu’elle a dû déployer comme
femme en politique et de l’importance de réfléchir collectivement
pour redéfinir ce qu’est le leadership alors que notre société
associe leadership à des traits masculins et les traits masculins à
leadership.

Le deuxième sujet de la conférence portait sur le recrutement
syndical.

L’économiste principal du CTC, Sylvain Schetagne, a expliqué à la
conférence que nous devons travailler plus fort pour augmenter le
taux de syndicalisation. Même si, en chiffres absolus, le nombre de
syndiqués a augmenté, le taux de syndicalisation exprimé en
pourcentage est en déclin. La main-d’œuvre a muté et il nous faut
nous adapter si nous voulons renverser la tendance. Sylvain a
indiqué que, proportionnellement, il y a aujourd’hui davantage de
femmes et de gens d’origine ethnique, religieuse et culturelle
différente, et la génération des baby boomers s’efface devant
d’autres groupes de travailleurs.

Les ateliers suivis par nos délégués de la conférence se sont
d’abord attardés sur la question des femmes en politique et sur les
moyens à prendre pour vaincre les barrières qui empêchent les
femmes de s’engager en politique. Des stratégies concrètes et des
solutions comme le mentorat, un élargissement des services de garde
plus abordables, en formant les jeunes femmes à avoir confiance en
elles-mêmes, en appuyant sa conjointe dans un cadre de relations de
partage et équitables figurent parmi les idées exprimées durant les
ateliers.

Les ateliers ensuite se sont arrêtés sur la syndicalisation dans
notre nouvel environnement et sur comment faire bénéficier aux non
syndiqués les avantages de la syndicalisation.

Cette première conférence nationale mi-mandat a été une grande
occasion pour les dirigeants et les militants de nos sections
locales partout au Canada de se réunir pour débatte de deux grandes
questions d’importance pour notre organisation.