Mandat de moyens de pression et de grève à la Librairie Indigo de Montréal

Un mandat d’exercer des moyens de pression
pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée a été accordé au
comité exécutif syndical des 90 employés de la succursale
principale du centre-ville de Montréal de la Librairie Indigo.
Syndiqués depuis 2006 au Syndicat des employées et employés
professionnels-les et de bureau, section locale 574 (SEPB-574), une
section locale de COPE/SEPB (Canadian Office and Professional
Employees Union / Syndicat canadien des employées et employés
professionnels et de bureau), ces travailleurs sont sans contrat de
travail depuis déjà un an.

Les litiges touchent principalement les
échelles salariales, la durée de la convention collective, les
augmentations et la prise des vacances. Il va sans dire que les
moyens de pression risquent de toucher de plein fouet la période la
plus importante de l’année.

Il est à noter que cette librairie appartient à la plus importante
chaîne de librairies au Canada qui, pour l’année se terminant le 31
mars 2007, a généré des profits de 30 M $. Les profits sont en
croissance de 82 % sur 3 ans. Malgré cette performance, le salaire
de plus des 2/3 des employés syndiqués de la succursale du
centre-ville varie entre 8,00 $ et 8,73 $ l’heure. Plus de 80 % des
employés travaillent à temps partiel sans accès aux avantages
sociaux. Un trop grand nombre d’employés doivent dépendre d’un
deuxième emploi pour simplement subvenir à leurs besoins
fondamentaux.

Tout comme chez son concurrent au Québec, les librairies
Renaud-Bray – dont les employés sont également syndiqués au
SEPB-574 – cette bataille vise à faire reconnaître, par des
salaires et des conditions de travail respectables, la contribution
essentielle des employés au succès de l’entreprise. Indigo compte
sur l’expertise d’une main-d’œuvre dont plus de 75 % des employés
syndiqués sont soit des étudiants universitaires, soit des
détenteurs d’un ou plusieurs diplômes universitaires.

Les parties ont déjà fait appel au ministère du Travail afin
d’obtenir les services d’un conciliateur dans le but d’aider à
aplanir les obstacles à la conclusion d’une convention collective,
sans quoi la période des Fêtes s’annonce mouvementée pour
l’employeur et ses clients.