Le rapport du Conseil canadien équité

Ce rapport a été initialement présenté à délégués du congrès national 2019 du COPE/SEPB.

Nous sommes Kathia Narcisse et Casey Oraa et sommes ici aujourd’hui afin de présenter le rapport au nom du Conseil canadien équité, aussi connu sous le nom de CCÉ. Le CCÉ est composé de 4 membres de chaque région qui se réunissent avant ou après la conférence mi-mandat et le congrès. Aujourd’hui, nous allons discuter du travail du CCÉ de même que des défis auxquels nous avons été confrontés au cours de notre dernier mandat. Avant de ce faire, nous aimerions vous présenter les membres du Conseil; lorsque je nomme votre nom, veuillez vous lever :

Représentant la région 1, nous avons : Liesel Albino, Philippe St-Jean, Sébastien Barraud et moi-même;

Pour la région 2 : Casey Oraa, Vanitha Ethiraju, Carrol Ann Scevior et Adam Hodgins;

Pour la région 3 : Nathan Markwart, Jeremy Koskie, Amanda Herman et Jessica Henrion;

Et pour la région 4 : Gunter Seifert, Dora Wong, Anderson Charles et Sheela Kumar.

Merci, vous pouvez vous asseoir.

Le travail et la vision du CCÉ

Le CCÉ s’est officiellement réuni deux fois en personne et deux fois en ligne via un outil de réunion électronique. L’un des enjeux majeurs que nous avons abordés est la résolution sur le travail du sexe issue du congrès de 2016.

Résolution sur le travail du sexe

Au congrès de 2016, une résolution portant sur le soutien aux travailleuses et travailleurs du sexe fut renvoyée à l’exécutif national. Suite à sa création au congrès de 2016, l’exécutif national a estimé que le CCÉ serait le mieux placé pour traiter cette résolution. Lors de notre première réunion, des militantes et militants nous ont exposé leurs arguments en faveur et contre le travail du sexe, ce qui a permis de favoriser les réflexions en lien avec la résolution. Par la suite, les gens sont retournés dans leurs régions respectives et, subséquemment, deux propositions de résolutions ont été soumises par le Québec. Lors de notre réunion électronique, le CCÉ a travaillé de concert et a repris les concepts de ces deux résolutions afin de former la résolution finale soumise au Congrès de 2019. Un grand nombre de nos discussions ont porté sur la manière de soutenir respectueusement les travailleuses et travailleurs du sexe autonomes tout en dénonçant le travail du sexe forcé (ex. commerce du sexe forcé). En fin de compte, nous étions collectivement heureux d’avoir atteint un consensus vis-à-vis de la résolution qui a finalement été adoptée par cette délégation.

Défis auxquels le CCÉ a été confronté

Dès notre première réunion, il fut clair pour le CCÉ que de nombreux défis systémiques nous attendaient. Au cours de notre mandat, il nous a souvent été rappelé que nous sommes un organe « consultatif » et que nous sommes autorisés à faire ceci, mais pas à faire cela. Lorsqu’il fut question, par exemple, de demander de nouvelles réunions, au départ, nous avons dû les repousser, mais nous avons finalement été en mesure de convoquer une réunion électronique. Les réunions électroniques ont posé un autre défi en soi, puisque tous les membres ne résident pas dans le même fuseau horaire. Lors de notre première réunion électronique, plusieurs membres du CCÉ n’étaient pas présents en raison de la confusion quant à l’heure de la réunion ou encore de leur emploi du temps. Par conséquent, nous n’avons pas pu travailler de manière appropriée sur la résolution. Lors de notre deuxième essai, nous avons été efficaces malgré quelques difficultés techniques. Les joies de la technologie!

Le fait d’être aussi décentralisé pose également son lot de défis. Entre les réunions, le dialogue entre les membres du CCÉ s’est essentiellement déroulé par voie électronique, bien que quelques téléconférences non officielles aient été cédulées.

En outre, il semble y avoir une certaine confusion dans l’esprit des gens quant au rôle joué par un membre du Conseil canadien équité. Qui représentent-ils? Le groupe en quête d’équité auquel ils appartiennent ou leur section locale? En raison de cette confusion, certains membres sont incapables de parler librement des problèmes auxquels ils sont confrontés. Certains peuvent même être réduits au silence.

Dans certaines régions, des éléments spécifiques sont ressortis de la création du CCÉ. Par exemple, au Québec, où ils ont voté en faveur de la création d’un comité permanent régional Équité lors de leur dernier congrès. Il en est encore à ses débuts, mais ils ont pu se rencontrer deux fois et ont participé à une conférence sur l’homophobie. En outre, le comité Jeunes de la région a organisé un sondage auquel 1700 personnes ont répondu. Celui-ci comportait 20 questions portant sur la perception des membres vis-à-vis du syndicat. En conséquence, nous avons rédigé une série de 15 recommandations répondant directement à leurs préoccupations.

Globalement, il est devenu évident au cours de notre mandat qu’il y avait beaucoup de travail à faire afin que la notion d’équité soit intégrée au sein du COPE-SEPB. Certaines des choses qui peuvent être faites incluent :

  • Continuer à outiller les membres en quête d’équité et le CCÉ afin que la notion d’équité soit intégrée au sein de l’organisation.
  • Continuer de fournir un espace au CCÉ afin d’organiser la programmation lors d’événements clés du COPE-SEPB tels que les congrès.
  • Donner plus d’autonomie au CCÉ en évitant que des membres de l’exécutif national ne siègent au comité, mais plutôt en consultant le CCÉ.
  • Donner à la présidence du CCÉ le droit de parole et de vote à l’exécutif national.
  • Fournir l’appui et les ressources nécessaires au CCÉ afin qu’il puisse mieux s’autoorganiser et planifier des réunions.
  • Informer le CCÉ lorsque des résolutions de congrès sont disponibles pour consultation.
  • Soutenir ou s’affilier à des groupes qui fournissent des services aux communautés recherchant l’équité et/ou promouvoir une plus grande inclusivité dans la société. (Ex. : CBTU).

En conclusion, le CCÉ a fait face à de nombreux défis au cours de ce premier mandat, mais il est plus déterminé que jamais à continuer à œuvrer pour une plus grande équité au sein du COPE-SEPB et du mouvement syndical dans son ensemble. Nous ouvrons maintenant la discussion sur notre rapport pour les commentaires des membres du CCÉ et/ou des questions/commentaires de l’ensemble de la délégation.

SUIVANT LA PÉRIODE DE QUESTIONS :

POSTSCRIPT: une dernière petite pensée que nous aimerions partager avec vous : des élections fédérales se tiendront à l’automne et il est absolument impératif que nous soyons présents et soutenions les partis politiques qui nous soutiennent TOUS. Le Parti conservateur du Canada n’est pas notre ami; si on se fie à ce qui se passe en Ontario et en Alberta, si celui-ci est élu, nous avons tous des jours très sombres devant nous. Alors rappelons-nous que l’unité fait la force.