Le projet de loi C-257 a été rejeté

Le mercredi 21 mars sur la colline du
Parlement, le projet de loi C-257 visant à interdire l’utilisation
de briseurs de grève pendant les conflits de travail dans le
secteur fédéral a été rejeté, car près de la moitié du caucus
libéral a joint les rangs des conservateurs pour renverser cette
mesure législative cruciale. Tous les députés et députées
néo-démocrates et bloquistes ont appuyé le projet de loi. Un seul
conservateur et 41 libéraux ont voté en faveur d’interdire le
recours aux briseurs de grève.

Les activités de lobbying du CTC sur la colline au cours de la
semaine, dont les réunions avec les députés, ont reçu l’appui de
plus de 130 militantes et militants, et de syndicalistes à la
grandeur du pays qui ont adressé des milliers d’appels, courriels
et fax aux députés. Les libéraux, qui avaient solidement appuyé le
projet de loi en deuxième lecture, ont reculé lors du vote final,
et 29 députés qui avaient voté « oui » ont voté « non ».

« Les travailleurs et les travailleuses peuvent
être fiers et marcher la tête haute. Même si nous avons subi un
revers, les députés et les députées d’un océan à l’autre
connaissent le pouvoir du mouvement syndical et savent que nous
pouvons mobiliser les appuis des Canadiens et des Canadiennes sur
des questions qui touchent les travailleurs et les travailleuses.
Aux prochaines élections, les familles travailleuses devraient se
souvenir de cette journée et se demander qui est vraiment de leur
côté », a affirmé Ken Georgetti, président du Congrès du travail du
Canada, lors de la réception après le vote.

Le CTC a tenu une réception pour les députés et les députées, et
pour le personnel qui a travaillé à la campagne anti-briseurs de
grève. Jack Layton, chef du NPD, Gilles Duceppe, chef du Bloc
Québécois, des députés et des partisans du projet de loi
anti-briseurs de grève ont manifesté leur solidarité avec le
mouvement syndical lors de la réception.

Le budget fédéral récompense la richesse plutôt que le travail
et n’offre aucune vision pour le pays.

« Il y a un petit cadeau pour tout le monde, ça
va dans toutes les directions, mais il n’y a aucun sens des
priorités ni aucune vision pour le pays dans ce budget », dit Ken
Georgetti, président du Congrès du travail du Canada, en exposant
deux raisons pour lesquelles le budget déçoit les attentes de la
classe moyenne.

« Premièrement, le budget donne plus d’argent
aux riches et aux entreprises. Deuxièmement, il réduit énormément
la capacité du gouvernement fédéral d’améliorer la qualité de vie
des travailleurs, des travailleuses, des familles et des
communautés », explique Georgetti.

Le budget hausse immédiatement l’exonération cumulative des
gains en capital pour les propriétaires d’entreprises et maintient
les réductions d’impôt déjà prévues pour les sociétés. Cependant,
la plupart des mesures pour aider les étudiants, les travailleurs,
les travailleuses et les familles entreront en vigueur l’an
prochain.