CTC – Salue le Rapport Arthurs sur les normes fédérales du travail

Le Congrès du travail du Canada
salue le Rapport Arthurs sur les normes fédérales du travail – Les
travailleurs et les travailleuses demandent l’adoption de plusieurs
recommandations

OTTAWA – Le Congrès du
travail du Canada salue le rapport Arthurs sur la partie III du
Code canadien du travail et y trouve un très bon point de départ
pour réformer la législation et l’administration et normes du
travail au niveau fédéral. Le rapport final du commissaire Harry
Arthurs en ce qui a trait à l’examen de la partie III, normes
fédérales du travail (Code canadien du travail) est un document
important parce que c’est la première révision officielle complète
des règles de l’emploi au fédéral depuis 1965.

« Ce rapport offre des recommandations
pratiques et nécessaires pour mettre en vigueur des normes de
travail qui collent à notre temps. La nature du travail et les
visages de la main-d’oeuvre ont changé dans les quarante-et-une
années depuis l’adoption de la partie III du Code canadien du
travail, » disent Ken Georgetti, président et Hassan Yussuff,
secrétaire-trésorier du Congrès du travail du Canada, qui ont été
conseillers au nom des travailleurs et travailleuses auprès du
commissaire Arthurs.

« Hassan et moi trouvons que le professeur
Arthurs a tenu des consultations vastes et appropriées auprès des
milieux syndicaux et patronaux, des experts et des organisations
communautaires. Son rapport, en termes généraux, est juste et
équilibré, » ajoute Georgetti.

Le mouvement syndical apprécie particulièrement le salaire
minimum fédéral recommandé qui devrait être un salaire vital,
suffisant pour maintenir chaque salarié au-dessus du seuil de
pauvreté. Le rapport recommande aussi des améliorations aux droits,
aux congés et des limites aux longues heures.

Hassan Yussuff explique : « Nous avons besoin de standards
compatibles avec la réalité de la majorité des travailleurs et
travailleuses qui ont des emplois à temps partiel, temporaires, à
contrat, avec des horaires variables ou encore toutes sortes
d’arrangements « non traditionnels ». Les recommandations du
rapport Arthurs permettraient à ces travailleurs et travailleuses
de mieux balancer le travail et des responsabilités familiales,
d’apprentissage, et autres. »

À ce sujet, Yussuff accueille favorablement l’expression claire
en faveur de normes auxquelles les employeurs se soumettraient et
qui donneraient plus d’autorité aux inspecteurs de Travail Canada
pour faire respecter les droits des travailleurs et des
travailleuses.

Les syndicats canadiens ont quelques inquiétudes quant aux
permissions qui seraient données aux employeurs de main-d’oeuvre
non syndiquée de varier les normes quant aux heures et aux horaires
de travail.

« Nous anticipons des consultations : Monsieur
Arthurs n’a pas le dernier mot et nous ne soutenons pas toutes ses
recommandations. Cependant, il nous donne une feuille de route
claire et utile pour réformer les normes du travail au fédéral, »
conclut Georgetti.