CTC – Législation anti-briseurs de grève : équilibre et équité

« C’est tout simplement une question d’équilibre et d’équité, »
dit Ken Georgetti, président du Congrès du travail du Canada en
plaidant la cause aujourd’hui de l’adoption du projet de loi C-257,
Loi modifiant le Code canadien du travail (travailleurs de
remplacement), devant le Comité permanent des ressources humaines,
du développement social et de la condition des personnes
handicapées de la Cambre des communes.

Le Comité tient des audiences sur le projet de loi dont le
principe a été adopté par la grande majorité des députés (167 oui
et 101 non) en deuxième lecture en octobre. Le projet de loi C-257
rendra illégal l’embauche de travailleurs et travailleuses de
remplacement par un employeur quand ses propres employés sont en
lockout ou en grève. Une telle législation est déjà en vigueur en
Colombie-Britannique et au Québec.

Maintenant, le Code canadien du travail fournit malheureusement
aux mauvais employeurs des outils pour négocier de mauvaise foi, et
à cause de cela met en péril la sécurité et la vie des travailleurs
et travailleuses en piquetage légitime et légal.

« L’essentiel des arguments que j’entends
contre ce projet de loi de la part de certains employeurs, je l’ai
déjà entendu quand la Colombie-Britannique a interdit le recours
aux travailleurs de remplacement, » explique Georgetti qui à
l’époque était président de la Fédération du travail de la Colombie
Britannique.

« Les arguments sont sans fondement, ce qu’on
fait passer pour de la recherche n’est qu’une répétition sans fin
de faits sans rapport au sujet et les conclusions sont des
prédictions hystériques. Ce type de législation est en vigueur
depuis trente ans au Québec et bientôt quinze en
Colombie-Britannique : l’économie dans chacune de ses deux
provinces a grandi et prospéré pendant cette période. Et en plus,
le climat des relations de travail s’est amélioré. »

« Les familles travailleuses de ce pays
attendent depuis longtemps cette législation. Nous pressons le
Comité de travailler avec diligence mais sans délai. Et nous
demandons à la Chambre des communes d’annoncer rapidement la date
de l’adoption en troisième lecture. »